On a dormi comme des loirs !
Il a plu sur nous pendant la nuit car le toit n’est pas jointé partout, ça ne m’a même pas dérangé !
En revanche, sortir du lit est une épreuve : nos muscles des fesses et des cuisses sont ultra endoloris ! Aïe Aïe Aïe
Nous nous rhabillons comme hier (oui, pour faire des kilomètres dans les montagnes, on a pris nos petits sacs à dos et on ne s’est pas surchargés en linge de rechange !)
La mère de famille m’apprend à travailler les tiges de chanvre, c’est super difficile !!





Ils nous installent le petit déjeuner sur la terrasse (ici, au Vietnam, ils font tous des crêpes avec du miel pour les occidentaux) et eux s’apprêtent à manger de leur côté le riz et la viande dans la cuisine, enfumée car il n’y a pas de cheminée pour évacuer la fumée. Pas question, on réuni toutes les tables dehors !
Ici, pas de phò, on n’est pas au Vietnam…ces minorités sont originaires de Chine et semblent revendiquer leurs différences.
On a apporté le petit pot de Nutella pour leur en proposer mais ils n’aiment pas le sucre au petit-déjeuner. Seul le petit garçon se régale !


Il pleut des cordes, on sort les ponchos et c’est reparti pour 13 km aujourd’hui !
Su nous parle des différentes minorités qui vivent ici et des différentes croyances. Sa communauté est chamaniste et c’est amusant de l’entendre parler des autres religions. D’ailleurs, quand elle parle des touristes locaux qui viennent ici, elle parle des « vietnamiens » ! Elle semble ne pas trop les aimer…
Ce matin, nous partons à travers une forêt de bambous puis direction une cascade dans la montagne, sur des sentiers minuscules, parfois même dans des crevasses creusées par l’eau, sortes de fossés profonds qui servent de frontières entre les rizières et qu’empruntent les buffles pour circuler. Sous nos pieds, de grosses pierres, de l’eau, mais surtout…de la boue, de la boue, beaucoup de boue ! Pour monter, ça glisse, mais pour descendre, c’est encore pire ! On avance au ralenti, on dérape à chaque pas, on glisse, on est couverts de boue, de la tête aux pieds ! Quelle aventure !
Malgré cela, les paysages sont splendides, on en prend plein les yeux.















On est épuisés quand on s’arrête manger dans un village, dans une épicerie qui fait resto…c’est pas sensas’ mais ça nous nourrit.



Il nous reste 5 km avant d’arriver dans une autre vallée, chez les Dày. C’est reparti dans la boue et les rizières. Nous croisons souvent des buffles d’eau, qui servent à labourer les rizières où à les désherber quand le riz a été ramassé. Certains ont peur de l’homme, ils ne faut pas les regarder dans les yeux ! Su nous explique que si on se fait charger, il faut se dépêcher de sauter par-dessus un fossé car le buffle ne saute pas ! Super, on est rassurés ! À force d’en croiser, on commence à repérer à leur attitude ceux qui se fichent éperdument de nous et ceux qui stressent.







Quand nous arrivons dans la nouvelle famille qui nous reçoit ce soir, on est rin-cés !! On a encore fait 13 km, on ne sent plus nos jambes ! Nous sommes super fiers, et un peu ébahis par nos enfants qui ne se sont pas plaints une seule fois et qui avancent sans rien dire, malgré les conditions météo difficiles et malgré la difficulté du terrain ! Ouahhh !
Ils ont été collés à Su, en qui ils ont confiance et qui les aide à passer chaque obstacle. Sacha surtout, ne la quitte pas et parle de plus en plus anglais avec elle ! (Quand il est arrivé, il ne savait quasiment rien dire !)
On n’arrive plus à avancer, on se traîne jusqu’à nos chambres !




Su et moi discutons beaucoup toutes les deux, elle est super intéressante.
Nous prenons le repas avec la famille qui nous reçoit, c’est encore délicieux. Ce soir, au lit très tôt car il nous reste encore une matinée de marche.



Anilo
Bravo Emma et Sacha !!!!!
Aline
bravo !! surtout les enfants 🥰
Eric
superbe !
Ca aurait été intéressant de leur demander si ils ont encore des contactes avec la communauté Hmong installée en Guyane française, à Cacao …