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  >  Voyage à deux   >  Jour 2 – Vendredi 22 novembre 2019

Lorsque nous arrivons sur le sol russe, il fait nuit noire et nous avons très peu dormi !

Nous récupérons nos bagages, passons l’immigration sans problème, achetons comme à notre habitude une carte sim locale pour pouvoir communiquer avec nos familles et prenons un taxi (dehors, il fait vraiment froid !) qui nous emmène jusqu’à l’hôtel. Nous avions finalement décidé d’y réserver une nuit supplémentaire, celle du jeudi soir, pour pouvoir y dormir un peu, histoire de ne pas démarrer ce séjour complètement épuisés ! Après un copieux petit-déjeuner, nous nous octroyons généreusement 2 heures de sommeil et, couverts comme si nous allions faire une expédition en Sibérie, nous partons en taxi au centre de Moscou !

Le chauffeur nous dépose près de la Place Rouge. Nous avons beaucoup de chance, il fait un temps superbe : un ciel bleu magnifique, du soleil et un froid sec, c’est parfait !…

Aux abords de la place, des groupes de russes en costumes traditionnels sont là pour se faire photographier avec les touristes, moyennant finance évidemment ! Alors que j’averti mes amis de cette pratique, ils sont déjà autour de moi avec Pierre qui me prend en photo !! Zut, je n’ai pas été assez rapide et me suis laissée prendre ! Lorsqu’ils nous demandent une somme, énorme évidemment, en échange de ces photos, nous refusons et leur montrons que nous les supprimons de notre téléphone…pas complètement évidement… !

Lorsque nous arrivons sur la place rouge, nous sommes surpris par la beauté des bâtiments qui bordent la place : des clochers, des sculptures, de la couleur, c’est superbe ! Nous longeons une patinoire en train d’être installée pour les fêtes de Noël et atteignons l’autre côté de la place où se trouve la célèbre cathédrale de Basile-le-Bienheureux avec ses bulbes torsadés de toutes les couleurs !

J’avais hâte de la voir et je ne suis pas déçue, c’est une splendeur ! Nous admirons, bouche bée, cette cathédrale hors du commun. Derrière elle, le soleil d’hiver, nous offre un contre-jour et nous permet de faire quelques très jolies photos.

Nous prenons les tickets pour pouvoir la visiter et lorsque nous entrons, nous sommes étonnés de trouver une succession de petites chapelles de briques, très basses et parfois recouvertes de fresques orthodoxes. Il y fait bon, l’ambiance est très intimiste et nous déambulons dans ce dédale de petites pièces à la découverte de belles icônes. En suivant ce labyrinthe, nous grimpons un escalier vraiment étroit et débouchons à l’étage dans une chapelle très haute de plafond. Nous sommes dans une des tours de la cathédrale. Cette fois-ci, les murs sont recouverts intégralement de peintures et de dorures. Nous sommes en train d’admirer les lieux, le nez en l’air, quand un homme qui était assis sur une chaise dans un coin se lève et nous annonce qu’il va chanter un chant traditionnel, accompagné par un chœur d’hommes près de lui.

Lorsque leurs voix s’élèvent, nous avons la chair de poule : l’acoustique est évidemment excellente, le son est amplifié grâce à la configuration du lieu. Le chant est magnifique, émouvant et touchant, et nous restons immobiles à profiter de ce spectacle inattendu…

Nous poursuivons ensuite notre visite dans chaque tour, peinte et décorée dans un style différent. Aux fenêtres, nous admirons la vue sur le fleuve qui longe la place et la cathédrale. C’est superbe !

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en entrant dans cette église et j’ai été agréablement surprise : les fresques, les couleurs, la petitesse de chaque
espace et le côté intimiste m’ont vraiment plu !

Nous ressortons sur la place rouge et longeons le mur d’enceinte du Kremlin, bordé de sapins. L’endroit est très beau, beaucoup plus que je ne l’imaginais. Nous passons près d’un bâtiment bas et nous nous rendons compte qu’il s’agit du mausolée de Lénine (nous pensions que c’était tout autre chose !…)

Un peu plus loin, nous entrons dans un centre commercial souterrain et trouvons un food corner pour déjeuner. Nous goûtons aux spécialités locales : des soupes, des raviolis sibériens et des galettes salées au jambon, fromage, le tout agrémenté de betterave évidemment !

Le ventre plein et les doigts réchauffés, nous partons à pied en direction du Bolchoï.
Avant de partir, nous avions essayé d’acheter des places pour le ballet qui s’y joue actuellement, Gisèle, mais tout était complet. Nous allons essayer de trouver des billets directement sur place, au cas où il en resterait à la dernière minute.

Le monument est magnifique, de style classique avec des colonnes et un immense fronton ! Nous entrons dans le hall où nous demandons des renseignements.
On nous indique une autre entrée, puis finalement la boutique souvenirs…pour finalement ne trouver aucun billet à revendre. Sur le parvis, des vendeurs à la sauvette nous accostent et nous proposent des billets à un prix plus élevé bien sûr. Ayant un doute sur la validité de ces places, nous finissons par refuser pour ne pas prendre de risques. Nous sommes tous déçus, Jackie plus particulièrement qui tenait à assister à ce spectacle dans cette salle mythique…

Il est plus de 15h00 quand nous quittons le Bolchoï, le soleil à l’horizon semble être prêt à se coucher. Nous prenons la direction du Kremlin que nous avons prévu de visiter cet après-midi. Sur place, tout est exceptionnellement fermé, des gardes et des ambulances nous y interdisent l’accès ! Tant pis, nous reviendrons un autre jour…

Nous prenons du coup un taxi en direction d’une épicerie renommée : l’épicerie Elisséïev. L’endroit est surprenant : un grand hall, très haut de plafond
et décoré à outrance dans un style baroque ! Des moulures, des dorures, des lustres de cristal, des bas-reliefs et des colonnes sculptées, tout est
là !! Nous avons l’impression d’être dans une salle de concert du 19ème plutôt que dans une épicerie ! Nous entrons et flânons au milieu des rayons qui regorgent de produits fins et typiquement russes : des chocolats, des biscuits, de la vodka et bien sûr du caviar, à un prix bien plus abordable qu’en France…

Tout est beau, sent bon et donne envie d’être goûté ! Jackie fait quelques emplettes puis nous retournons dans le froid.

Il est l’heure de goûter, nous sommes à deux pas du Café Pouchkine, nous décidons d’aller nous y poser. Dans les grandes avenues, très larges, il y a peu de passages piétons. À la place, il faut emprunter des passages souterrains.

Le café Pouchkine s’est paré de ses atours de fête et est intégralement recouvert de lumières.
Nous entrons. À l’intérieur, avant même de nous installer, nous devons passer par les vestiaires. Et oui, ici l’hiver est tellement froid que les gens sont
extrêmement couverts et qu’il est impossible de rentrer dans un endroit sans devoir enlever les multiples couches de vêtements !

On nous installe à une table, nos sacs à main posés à côté de nous sur un tabouret de bois… Le lieu est très beau, très raffiné : encore des moulures au
plafond, une lumière douce, des serveurs en costume traditionnel. Jackie, Pierre et moi commandons un chocolat chaud, la spécialité de la maison ;
Eric se choisit un thé au gingembre. Et pour accompagner tout ça, nous prenons une pâtisserie. Le choix est difficile tant la carte est belle !

Lorsque nos commandes arrivent, c’est là que le spectacle commence : le rituel du service du chocolat chaud ! Celui-ci est servi dans le pichet traditionnel, avec un manche en bois qu’il faut faire tourner sur lui-même pour remuer le chocolat et le garder onctueux, tout en récitant un poème en russe ! Les serveurs ont le coup de main, ça vaut le coup d’œil !

Nous goûtons…c’est un délice ! Le meilleur chocolat chaud de tout Moscou paraît-il !
Le thé d’Éric est délicieux lui aussi, avec un subtil mélange de citron et de gingembre.

Enfin, les pâtisseries sont un régal, aussi belles à regarder que bonnes à goûter !

Nous restons là un bon moment à savourer l’instant. Dehors, la nuit est tombée (nous découvrons qu’ici, le soleil se couche vers 16h00)… Nous quittons le café pour redécouvrir la Place Rouge, de nuit cette fois-ci. Elle est tout aussi belle que le jour, chaque monument étant mis en valeur par les éclairages et les lumières de Noël. Le froid est saisissant, nous enfilons bonnets, capuches et gants pour ne pas avoir trop froid.

Eric doit nous quitter car il rejoint nos compétiteurs qui arrivent, tant bien que mal, dans l’hôtel où nous logeons également. Il mange ce soir avec l’équipe de France.

De notre côté, nous empruntons une rue commerçante décorée de centaines de guirlandes lumineuses. Nous rentrons dans les boutiques, à la recherche d’une Chapka et faisons plein d’essayages, sans trouver notre bonheur. Nous débouchons ensuite sur de grands boulevards, que nous suivons, en direction du fleuve, pour remonter jusqu’à la cathédrale de Basile-le-Bienheureux. Après cette longue marche nocturne, nous prenons un taxi qui nous conduit à un restaurant traditionnel dans lequel nous avons décidé de passer la soirée : le Moldova. Pour y arriver, il faut passer dans des cours intérieures, emprunter des escaliers, c’est tout un périple ! Lorsque nous arrivons, le restaurant est malheureusement complet ! Le petit papi qui tient le vestiaire à l’entrée, très sympathique, essaie de faire en sorte qu’on nous trouve une table, mais rien n’y fait, nous repartons dans le froid, dépités ! Il est plus de 21h00, mon téléphone a décidé de ne plus fonctionner correctement à cause du froid glacial, j’ai les doigts gelés, je n’arrive plus ni à chercher un nouveau restaurant, ni commander un taxi, ni utiliser le GPS, c’est la cata !!…

C’est déçus et fatigués que nous entrons dans le 1er restaurant non complet que nous trouvons sur notre route : une très jolie pizzeria… Le serveur est gentil, mais ne comprendra rien de ce qu’on lui demandera de toute la soirée ! Nous rentrons à l’hôtel assez tard et là-bas aussi, c’était « loose » la plus totale : les compétiteurs sont arrivés plus tard que prévu à cause de retards sur leurs vols. Fred Veron, l’entraîneur officiel de l’équipe de France, et le reste de l’équipe ne les avaient pas attendu, avaient déjà mangé et étaient partis se coucher sans trop se soucier d’eux…
Seul Eric était encore là. La cuisine avait fermé et ils avaient attendus plus d’1 heure pour avoir un plat de pâtes !!! Quelle organisation…

Pour ne pas finir la soirée de manière trop nulle, nous débouchons la bouteille de Vodka que Jackie a acheté plus tôt dans la journée et buvons un petit verre pour nous réconforter avant d’aller nous coucher, épuisés.







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