A 6h00, le réveil sonne. Sur les conseils de notre hôte Barny, nous ouvrons les rideaux et observons le ciel. S’il y a du brouillard et de gros nuages, nous pouvons retourner sous nos draps. Ce n’est pas le cas, il y a quelques nuages, mais pas assez pour nous décourager. Les yeux encore tout ensommeillés, nous nous habillons à la hâte, nous retrouvons dehors Laurent et Coralie, et traversons à la frontale le village encore endormi…
Nous nous postons sur la place du village qui sert de promontoire et attendons. Les 1ers rayons du soleil, rosés, apparaissent derrière les montagnes. Une nappe de brouillard avance dans la vallée, en contrebas et envahi progressivement les riizières. Le spectacle est superbe, nous ne parlons presque pas et admirons…






Lorsque le jour est enfin là, nous rentrons dans nos auberges respectives pour faire notre toilette et prendre un bon petit-déjeuner.


Nous avons une belle journée qui nous attend : la veille, nous avons décidé de trouver un guide pour nos 2 familles pour découvrir le site. Barny, notre hôte, s’est finalement proposé pour un prix dérisoire, car il est le seul francophone du village. C’est donc avec lui que nous embarquons dans son minivan dès 9h00.
Il nous a concocté tout un programme et démarrons en voiture par un tour des plus beaux points de vue, pas ceux réservés aux touristes, mais les autres !!…
Évidemment, à chaque fois, nous restons sans voix devant ces paysages à couper le souffle !
Nous croisons des buffles, accompagnés de leurs propriétaires qui les mènent aux prés pour la journée. Chaque soir, les buffles sont rentrés dans les étables qui se situent au RDC des habitations. Au 1er étage, il y a le lieu de vie des familles et au-dessus, le grenier où ils entreposent leurs réserves de nourriture. Comme en France en fait…il y a quelques années. Dans le village de Hani (prononcer rani) où nous logeons, nous croisons tous les soirs dans les ruelles escarpées les buffles qui rentrent se coucher.


Nous nous garons ensuite sur un petit parking, Barny nous distribue des bouteilles d’eau et nous fait ses dernières recommandations avant de partir pour une randonnée à travers les forêts et les rizières.


Nous suivons un petit sentier dans la montagne, et Barny, qui est instruit et très cultivé, nous raconte l’origine de ces rizières et des 2 minorités, les Hani et les Yi, qui y habitent. Il nous explique leur histoire, comment les reconnaître, comment identifier leurs habitations, et quelles sont leurs coutumes et croyances. C’est passionnant !! Les enfants sont collés à lui et ne cessent de lui poser des questions, auxquelles il répond avec toujours autant de gentillesse et dans un français parfait !


Et dans cet environnement hors du commun, nous apprenons comment cultiver le riz, comment fonctionnent les rizières et pourquoi elles ont été installées ici.

















Cette matinée fût magique et c’est vers midi que nous débouchons au sommet d’une montagne où un petit restau s’est installé et où nous avions convenu de
déjeuner. Barny, qui a du travail dans son auberge, se charge de nous commander leurs spécialités avant de nous quitter. Le repas, à base de riz local, de légumes et de bœuf, était tout simplement délicieux !

Pour rentrer au village, nous faisons du stop sur la route où des minivans, sortes de taxis, circulent toute la journée pour véhiculer les locaux et les touristes.
Un conducteur s’arrête et nous fait signe de monter. À l’intérieur, il y a déjà 4 personnes en plus de lui…son minivan est un 7 places, et nous sommes 8 !!!
Nous lui expliquons que c’est un peu juste quand même, mais lui a l’air de ne pas s’inquiéter. Il y a très peu de route à faire, nous embarquons. Et bien, je peux vous dire qu’à 13, on rentre large !!! 😉 On se serait cru à une foire à participer au concours de la voiture la plus remplie !…

Une bonne sieste et on retrouve Barny qui nous dépose près d’un village traditionnel Hani, composé de « maisons champignons », en torchis et toits de chaume, dont l’entrée est payante. Nous nous attendions à visiter un village vide ; nous arrivons en fait dans un vrai village, habité, et où un décès a eu lieu la veille. Résultat : tous les habitants des villages alentours sont là et des buffles viennent d’être tués. Nous voyons partout des gens affairés à s’occuper de la viande et des peaux ; on a l’impression de se retrouver en France quand on tue le cochon…

En entrant dans ce village, nous nous sentons de suite tous très mals à l’aise et
sommes extrêmement gênés de venir les voir chez eux. Les gens vivent principalement dehors : ils cuisinent dehors, font leur vaisselle, leur lessive dans la rue et nous sommes là en train de les regarder… Ils ne sont pas très aimables envers les touristes, ce qui peut se comprendre.

















Des touristes chinois sont dans une mare en bas du village en train de courir pour attraper des poissons à la main…une drôle d’activité touristique, qui nous laisse perplexes…
Les Hani sont tous habillés pareil, ceux de ce village comme ceux que nous croisons tous les jours : des tenues noires rehaussées de touches de bleu indigo.




Nous quittons ce lieu et repartons nous doucher avant de dîner dans notre auberge où Barny et ses aides nous ont concocté un bon repas. Les mets sont encore une fois délicieux ! Nous passons une excellente soirée et, c’est repus et heureux, que nous allons nous coucher.


