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  >  Voyage en famille   >  Jour 10 – dimanche 24 juillet 2022

Aujourd’hui, direction Kep, plus au sud, avec Sas’ (j’ai oublié hier de vous donner son vrai nom : Sastivi)

Kep est une ancienne station balnéaire, abandonnée pendant la guerre. On y vient maintenant pour son crabe.

Nous nous arrêtons d’abord sur un marché aux légumes avec quelques spécialités cambodgiennes que nous ne connaissions pas. Il y a une cérémonie funèbre juste à côté, à laquelle nous assistons en retrait.

Flocons de riz
Cortège funèbre
Un des ronds-points kitchissime de la région

Le marché au crabe est situé au bord de la mer, près d’une jetée. Alors quand on ne connaît pas l’Asie, on peut être choqué par la pollution…ici, le plastique est partout : dans les fossés, sur la plage, sur les routes, au bord des maisons, sur les trottoirs, c’est une déchetterie à ciel ouvert et c’est un vrai problème ! Sas’ nous en parle et nous explique qu’avant, tout était emballé dans des feuilles de bananier. On pouvait les jeter au sol une fois utilisées, ça ne gênait pas. Aujourd’hui, les gens font la même chose avec le plastique ! C’est une éducation qui commence à peine ici et qui n’est pas encore intégrée.

Alors, du coup, quand on arrive près de la mer et qu’on voit ses montagnes de plastique, ça fait un drôle effet…

Sas’ nous fait faire un tour du marché pour nous faire, encore une fois, goûter à tout. C’est génial d’avoir quelqu’un qui nous présente chaque produit et nous explique de quoi il s’agit. Il nous montre comment choisir le crabe, comment il est conservé, etc…

Nasses dans lesquelles on garde les crabes pour être vendus

Il y a de la cuisine faite sur place, de la fumée partout, des réchauds au feu de bois, et nous sommes sous des parasols ou des bâches…je ne vous raconte pas la chaleur qu’il fait ici ! Mon téléphone décide de faire grève et ne veut plus prendre de photos tellement il est bouillant, alors qu’il est juste 10h00 du matin. Heureusement, de temps en temps, un air frais de la mer vient nous rafraîchir…mais nous sommes dégoulinants ! Malgré cela, ce marché est génial et nous sommes ravis de pouvoir l’explorer ainsi.

Sas’ m’offre une crêpe de riz fourrée de riz au sucre de canne et à la coco…une tuerie !
Petites crevettes séchées
Brochettes de feuilles de bananier avec de la chair de crabe et de la coco

Comme il est un peu tôt pour manger sur place, Sas nous propose de faire un tour sur la côte. Nous nous arrêtons pour observer un bateau de pêcheurs, nous longeons sur des centaines de mètres des espaces au bord de la plage réservés aux pique-niques : il y a des nattes au sol, des chaises et surtout, l’élément indispensable ici que l’on trouve absolument partout : des hamacs !! Il faut savoir que chaque maison, chaque Tuk-Tuk, chaque boutique ou restaurant a son ou ses  hamacs. C’est là-dedans que les cambodgiens patientent ou font la sieste.

Aujourd’hui, nous réalisons que nous sommes dimanche, toutes les familles viennent ici pique-niquer et passer la journée.

Sas’ nous propose de passer un moment sur la plage mais il fait tellement chaud que nous n’avons pas très envie de nous retrouver sur le sable en plein soleil à cette heure-ci… il nous conduit donc au parc national de Kep, dans la jungle, où nous espérons trouver un peu de fraîcheur. Nous découvrons de riches villas datant des années 1920, dont celle du roi, aujourd’hui complètement abandonnées. C’est fou comme la nature ici reprend vite des droits ! Comme à Angkor, des arbres, les fromagers (appelés comme ça car les français se servaient de leur bois pour en faire des boîtes à fromage) ont déjà tout envahi et poussent sur les murs et toitures. Pour arriver à pousser là, c’est très simple : grâce, ou à cause des déjections des oiseaux dans lesquelles on trouve les graines de ces arbres !

Nous visitons une pagode, perchée sur une colline, d’où nous avons une vue magnifique sur le sud, sur les îles environnantes et même sur le Vietnam tout proche.

Il nous tarde d’ailleurs un peu de découvrir ce nouveau pays, mais nous sommes obligés d’attendre le 28 juillet… Et oui, il est aujourd’hui obligatoire d’avoir un visa pour y entrer, limité à 30 jours. Ce visa n’est pas délivré à la frontière, mais uniquement sur internet, c’est pourquoi nous l’avions fait avant de partir. Sur ce visa, il faut spécifier le jour et le poste de frontière pour l’entrée, la même chose pour la sortie. Au départ, nous avions imaginé notre voyage au Cambodge autrement, beaucoup plus tourné vers le fleuve et pensions le suivre depuis Siem Reap, jusqu’au sud. Malheureusement, nous sommes à la fin de la saison sèche : le fleuve est bas, la plupart du réseau fluvial ne redémarre qu’en août et ça, nous ne la savions pas (et ici, pour avoir une information, c’est très compliqué !…). Du coup, nous nous retrouvons dans cette région à devoir attendre le 28. Si nous l’avions su, nous serions restés beaucoup plus longtemps dans le nord… Un autre problème de pose : nous sommes donc très loin du poste frontière indiqué sur notre visa et nous ne trouvons aucun moyen de transport pour y aller ! Nous avons essayé de téléphoner à l’ambassade et au département de l’immigration pour savoir si nous pouvons passer la frontière à un autre endroit mais personne ne répond, sur internet, on trouve tout et son contraire… Déjà en France, nous avions eu du mal à avoir certaines informations, mais ici, c’est pire ! Il nous reste 2 possibilités : refaire des visas, en ne sachant pas s’ils seront acceptés et délivrés à temps, ou trouver, quel qu’en soit le prix, un taxi privé qui veuille bien nous conduire au bon poste, situé à 4 heures de voiture d’ici.

La manager de l’hôtel, la seule qui parle vraiment anglais, a eu du mal, mais elle s’est débrouillée pour nous trouver quelqu’un qui accepte d’aller jusque là-bas. C’est cher, mais cela revient au même prix que 4 visas s’il fallait les refaire.

Bref, nous devons attendre ici quelques jours encore.

Il est l’heure de manger, nous retournons au marché car nous voulons absolument goûter ce fameux crabe au poivre vert de Kampot !

Il faut d’abord choisir ses crabes vivants et négocier le prix. C’est Sas’ qui s’en charge pour nous. Il nous choisit également quelques crevettes. Nous les portons ensuite à des personnes un peu plus loin qui, pour 3 dollars, se chargent de tout cuisiner pour nous.

Des épices, du poivre vert (le frais qu’on ne trouve qu’ici), des petits oignons nouveaux, quelques minutes à l’étouffée sur le feu et le tour est joué !

Les crabes et les crevettes sont découpés en deux aux ciseaux…vivants ! Argh…

Nous achetons quelques mini-crabes frits (juste enrobés de chapelure et frits) que l’on mange entièrement, sans les éplucher : une tuerie !! Emma, qui n’aime pas particulièrement le crabe, ne s’arrête plus d’en manger ! Elle culpabilise la pauvre, de manger pour une fois ces animaux qu’elle a vus vivants peu de temps auparavant… Pour une fois qu’elle en mange, ma pauvre choupette, je la rassure comme je peux pour qu’elle déculpabilise.

Nous nous installons à une table au centre du marché, entre les feux de bois et un ventilateur. Nous commandons un peu de riz et nous nous régalons. Je n’ai jamais mangé de crabe aussi bon !! Quel régal ! Inoubliable…

Nous sommes tellement fumés que nos vêtements sentent très très forts, mais ce n’est pas grave, ça en valait vraiment la peine. Nous rentrons à l’hôtel sous un orage de mousson incroyable ! Nous enfilons nos ponchos, les enfants préfèrent profiter de la pluie et rient d’être trempés jusqu’aux os. Sas’ est extrêmement prudent et roule tout doucement.

De manière générale, nous trouvons que les cambodgiens roulent très prudemment. Il n’y a presque pas de passages piétons et il faut traverser les routes en se frayant un chemin au milieu des motos, des voitures et des Tuk-Tuk. Au début, nous étions un peu stressés quand il fallait traverser une rue, et puis en fait, les véhicules roulent tellement lentement qu’il n’y a pas trop de difficulté.

Nous rentrons à l’hôtel nous doucher, puis profiter de la piscine entre 2 averses. De toute façon, il fait tellement chaud que la température ne baisse presque pas avec la pluie !

Les amis suisses rencontrés au début du voyage passent aussi à Kampot et viennent nous rejoindre en fin d’après-midi. Les enfants sont ravis de retrouver leurs copains. Nous passons une excellente soirée en leur compagnie.

 

Comments:

  • Anilo

    25 juillet 2022

    Bon courage pour rejoindre le poste frontière…. et continuez à vous régaler !!!
    J’espère que ton téléphone ressuscitera vite.
    Bisous

    reply...
  • Eric

    28 juillet 2022

    Ca doit être fabuleusement parfumé ce poivre tout vert, trop envie d y goûter … bande de veinards 😉😉

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