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  >  Voyage en famille   >  Jour 14 – jeudi 28 juillet 2022 – 2

Nous arrivons au poste vietnamien. 2 salles 2 ambiances ! Nous sommes en extérieur, on ne rentre même pas dans un bâtiment. Les militaires, tous jeunes, sont tirés à quatre épingles. L’un d’eux, plus gradé à priori, nous fait ouvrir nos sacs. Qu’est-ce qu’il va nous racketter ?… Il hésite devant le poivre de Kampot, mais Éric explique que c’est pour sa mère et qu’elle l’attend avec impatience. C’est bon, ça marche, il le repose. À part ça, nous n’avons pas grand-chose, il laisse tomber. Pendant ce temps, je suis devant une cahutte, j’attends que tout soit tamponné. Pas de caméras qui vérifient que c’est bien nous, pas de vérifications de nos vaccins contre le covid…mais c’est quoi ce poste de frontière ??

Ça y est, tout est bon, nous allons pouvoir y aller. Sauf qu’à partir d’ici, il faut qu’on rejoigne une ville à 30 km d’ici pour prendre un bus qui devrait nous conduire à notre 1ère destination, sur le delta du Mekong. Il n’y a pas un chat pas un taxi, rien ! 3 retraités un peu routards (anciens douaniers ?) nous proposent de nous y conduire sur leurs motos. Le tarif est un peu cher mais… avons-nous vraiment le choix ?!

C’est parti, ils embarquent nos sacs devant eux, Emma monte sur une moto, Éric sur une autre et Sacha et moi sur la dernière. Ils conduisent très bien, malgré les règles de circulation locales ! La pluie se met à tomber, nous ne sommes pas super rassurés, mais ils maîtrisent parfaitement leurs machines. Nous passons le fleuve avec un bac et nous parcourons ainsi les 30 km. Quelle entrée en matière ! De suite, tout est complètement différent, rien à voir avec le Cambodge ! Les gens ont l’air plus riches, tout est plus entretenu.

Nous prenons des flaques, et c’est donc crottés, trempés et moi avec les fesses à l’air que nous débarquons dans ce nouveau pays.

Au moment d’arriver, je dépose Sacha loin de la moto au sol, et je descends moi-même quand il se met soudain à pousser un hurlement terrible : il vient de revenir vers la moto et de frôler le pot d’échappement, un bout de peau y est resté. Nous nous précipitons sur lui, un attroupement se forme. Nous allons très vite : de l’eau fraîche, puis un gel spécial brûlures que nous avons dans notre trousse à pharmacie, et enfin une compresse et un bandage. Des sachets de vaseline sont apparus comme par magie, nous les prenons et remercions les gens, inquiets, qui restent près de nous. Un jeune qui parle anglais est touché par ce qui est arrivé à Sacha et se charge de nous aider. Eric rentre dans une boutique toute proche pour avoir du WiFi et appeler en urgence ma maman pour qu’elle s’occupe de Sacha à distance, puis Isma pour retirer le feu. Mon pauvre loulou…

Nous entrons dans une agence, prenons des billets de bus et c’est bon, nous serons ce soir dans l’hôtel que nous avions réservé.

Il est presque 15h, nous avons grignoté ce matin quelques fruits et biscuits avant de partir, nous avons faim. Les enfants ne se plaignent même pas, qu’ils sont courageux et que nous avons de la chance ! Nous achetons tout ce que nous trouvons avant d’embarquer, histoire de patienter jusqu’à ce soir où nous ferons un super repas bien mérité !

Le bus suit les méandres du Mekong, nous passons et repassons sur des ponts. Il pleut, nous sommes crevés.

Nous avons tout de même un choc : ici, il y a moins de plastique partout, mais il y a moins de poules et pas de bœufs devant chaque maison, plein de magasins…c’est donc ça la différence avec le côté « authentique » ou plutôt rustique du Cambodge ?

Notre bus nous dépose à la gare routière de Can Tho, dans le delta. Un autre bus doit nous récupérer pour nous conduire jusqu’à notre guesthouse. Quand on arrive enfin dans la rue, nous avons l’heureuse surprise de découvrir que notre hôte est là et nous attend. Il ne savait pas à quelle heure nous devions arriver, il doit être là depuis un moment ! Il a un scooter pour s’occuper de nos bagages car il y a encore 300m à parcourir.

C’est un jeune couple qui tient cette guesthouse, avec une petite fille dont il ont utilisé le prénom pour nommer leur établissement : Quennie house.

L’endroit est charmant, très beau et bien entretenu. L’accueil l’est tout autant. Nous sommes très sales, nous déposons nos chaussures dans des casiers et allons dans notre chambre nous changer. La femme du couple propose à Éric de l’emmener en scooter dans une pharmacie et chercher de nouvelles cartes sim.

Il est déjà presque 20h30, nous avons envie de dîner un repas bien mérité. Nos chaussures ont été nettoyées ! Ouahhh, nous ne savions pas si nous resterions plus d’une nuit ici, mais devant ces attentions, nous n’hésitons pas longtemps.

La journée de la loose continue : impossible de retirer de l’argent, ça ne fonctionne pas aux distributeurs. Nous n’avons pas de liquide et aucun restaurant dans notre quartier ne prend la carte… pendant plus d’une heure, nous cherchons un distributeur ou un restaurant et, fourbus, nous nous rabattons sur la petite supérette au coin de notre rue qui fait des pâtes et du riz réchauffés. Quel festin !… Nous sommes dépités !

Rentrés tard à notre hôtel, Éric contacte Lauren, notre amie urgentiste, pour en savoir plus sur la blessure de Sacha. Brûlure au 2ème degré profond, elle nous donne le protocole de soin. Merci Lauren !! Nous refaisons son pansement.

Allez, on va se coucher, journée difficile, il est temps de se reposer…

Comments:

  • Anilo

    29 juillet 2022

    Ouh la la… plein de gros bisous à Sacha !!!! Une bonne nuit de sommeil et ça ira mieux demain pour tout le monde

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  • Eric

    29 juillet 2022

    Plein de bisous à vous !! Vous gérez, vous êtes une super équipe ! 😉😉

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  • PRADAL Mireille

    29 juillet 2022

    Mon pzyvre loulou
    Dites moi si ça va mieux
    Côte retrait argent vous avez pu régler le pb
    Npus nous sommes sur la route.
    Plein de bisous

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  • Aline

    29 juillet 2022

    Oh le pauvre petit chat 😱 bon courage à lui. Plein de bisous

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