Cette nuit, nous avons laissé tous les rideaux ouverts pour pouvoir dormir face à la baie vitrée et à la ville. Ouahhh, personnellement, moi j’adore, un vrai plaisir !
En bas de notre apart’, nous avons la chance d’avoir une boulangerie française ! Du coup, Eric est allé nous chercher des chocolatines pour le petit-déjeuner (le pain n’était pas prêt…) Bon, elles aussi sont emballées individuellement dans du plastique, mais c’est top ! Miam

Aujourd’hui, visites culturelles : le musée des Vestiges de la guerre et le musée des beaux-arts.
Alors…comment dire…
Le musée des vestiges de la guerre était anciennement nommé « le musée des Crimes de guerre américains ». Quand les 1ers touristes américains sont arrivés ici après la levée de l’embargo, ils n’ont pas trop apprécié (tu m’étonnes…) alors le nom a été changé.
À l’intérieur, dans une cour, des modèles d’avions, de chars et d’hélicoptères militaires américains sont exposés. Les enfants ont pu prendre conscience de la taille de ces engins et de leur artillerie…



Les salles s’enchaînent ensuite en exposant des objets, des explications, mais surtout beaucoup de photos et de récits. Dans les 1ères, les enfants nous accompagnent puis, très vite, nous les faisons patienter à l’extérieur. Ce n’est plus pour eux.
En voyant certaines images, la musique de Hair, « Let the Sunshine In » se met soudain à tourner en boucle dans ma tête. C’est bête, mais je n’arrive pas à me l’enlever…
Les photos sont percutantes, criantes de vérité, parfois choquantes, voire insoutenables. Les combats, les massacres, l’agent orange et ses répercussions encore aujourd’hui sur les vietnamiens mais aussi sur les américains, tout y passe…le propos est partial, certes, mais n’empêche…j’ai la gorge nouée, je n’arrive plus à parler, je me retiens pour ne pas pleurer, et cette satanée musique qui continue de tourner… Je pense à toi, Romaine, à ce que tu m’as raconté et à tes sentiments dans ce musée, et à toi, Michel, qui termine ce long voyage avec une vision de l’Homme bien différente. Oui, je vous comprends.





Je n’arrive plus à regarder… Éric, lui, ressort avec une colère sourde contre la bêtise humaine.
Cependant, je ne regrette pas d’être venue ici, cela fait partie de notre histoire et il ne faut pas l’oublier. Visiter un pays, c’est aussi cela. Nous avions épargné les enfants au Cambodge en évitant tout ce qui avait un rapport avec les Khmers rouges ; ici, non.
En sortant de là, pour nous changer les idées, nous filons vers le musée des beaux-arts, installé dans un ancien édifice colonial. Le plus intéressant dans cette visite, c’est le charme de cette jolie demeure, aux carreaux de ciment et aux couleurs patinées.



La collection en elle-même n’est pas présentée de façon à être mise en valeur : aucune cohérence, des cartels fixés avec du scotch, voire glissés derrière le tableau (!!!) et je suis choquée de constater que les fenêtres sont grandes ouvertes ! Adieu gestion des températures et du taux d’humidité… Seuls 2 artistes semblent mériter un accrochage digne de ce nom. C’est là que l’on se rend compte de la chance que nous avons en France avec la qualité de nos musées et la grande diversité et renommée de nos artistes.
Nous passons un moment à admirer les laques gravées qui interpellent les enfants.







Il est l’heure de déjeuner, nous prenons un taxi pour découvrir un petit resto très sympathique conseillé dans le routard. C’était délicieux !!

Il pleut, c’est une énorme averse de mousson, nous consacrons donc le reste de l’après-midi à nous reposer à l’appartement, à lire et à préparer la suite du voyage.


En début de soirée, nous montons au bar de notre hôtel situé sur un joli rooftop pour prendre un verre et admirer la vue !






Nous jouons au tarot mexicain avec les enfants et préparons le dîner. Menu très simple : spaguettis ! Allez, bonne nuit tout le monde.




Anilo
Tu ne parles plus des brûlures et lumbago… j’en déduis que vous allez mieux !!!
Bisous
lespradaux
Oui, tu as raison…Sacha est en bonne voie de guerison, sa brûlure cicatrise bien, on continue de lui faire des soins 3 fois par jour. Il est très courageux car c’est parfois douloureux. Moi, je peux presque tout faire normalement, même si c’est toujours là. J’arrive à gérer mon lumbago en faisant super attention à mes mouvements. Bisous Anilo