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  >  Voyage en famille   >  Jour 4 – lundi 23 août 2021

Après un réveil plus tardif, nous prenons notre délicieux petit-déjeuner (avec des spécialités différentes chaque jour) puis nous partons visiter la Maison de la Photographie.

Cette fois-ci, GPS à la main, nous y arrivons sans encombre ! Ce petit musée, ouvert sur un patio, présente la plus importante collection de photos anciennes dont les 1ères datent de 1870.

Le lieu est adorable. Les clichés originaux sont vraiment très intéressants et nous montrent la vie marocaine au siècle dernier. Nous flashons sur un photographe qui fait de magnifiques portraits. Nous découvrons même une incroyable collection d’autochromes du début du siècle (diapositives originales sur la plaques de verre, avant l’invention du négatif).

Du toit-terrasse, nous avons une vue magnifique sur Marrakech et sur l’Atlas !


En sortant, nous sommes juste à côté du musée orientaliste et comme il est petit lui aussi, nous y entrons. Cette ancienne maison, restaurée avec goût, expose une collection privée de peintures dont une litho de Dali (plutôt intéressante pour une fois…), des estampes de Majorelle et une salle complète de planches de Delacroix !

Le toit-terrasse offre lui aussi une vue plutôt sympa.

La Medersa (université traditionnelle coranique) étant fermée pour travaux depuis plusieurs années, nous ne faisons que la contourner.

Nous déjeunons ensuite dans un petit resto, Terrasse la Medersa puis pour rentrer, nous traversons une autre partie des souks que nous ne connaissons pas. C’est une vraie caverne d’Ali Baba ! Lanternes, babouches, tapis, vanneries, bijoux, ça brille dans tous les coins.

Temps de lecture, piscine, nous passons l’après-midi à savourer la fraîcheur du Riad



Pour le goûter,  nous partons déguster des pâtisseries orientales dans la meilleure maison de Marrakech : la Pâtisserie des Princes. Située au sud de la place Jemaa-el-Fna, on y trouve un salon de thé pour goûter à leurs spécialités. C’est donc avec un thé à la menthe pour Éric et un thé à la fleur d’oranger pour moi que nous savourons cornes de gazelle et autres délices ! Les enfants se régalent de leur côté avec un milk-shake.


En sortant, comme nous avions promis à Emma de faire le tour des remparts en calèche, nous négocions un prix avec un des conducteurs. Nous nous étions d’abord renseigné du prix normal. Le conducteur veut plus mais fini par accepter le tarif habituel. Les chevaux sont d’une maigreur atroce, avec parfois des blessures là où passent les sangles. La crise du coronavirus est catastrophique ici, entre confinements et fermeture des frontières, le tourisme ne fait plus suffisamment vivre. Les chevaux en paient de plus en plus le prix. Une fois dans la calèche, Emma se rend compte de ce que « notre » balade inflige comme souffrance aux animaux et elle s’en veut. Pour la rassurer, nous lui expliquons qu’en même temps, s’il y a moins de touristes qui font cette attraction, les chevaux seront encore moins nourris… bon, l’itinéraire emprunté n’est pas terrible, nous nous ennuyons vraiment et, lorsque le conducteur nous ramène au bout de ¾ d’heure au lieu d’1 heure, nous sommes soulagés et nous descendons au plus vite sans un regard ni un mot pour le chauffeur. Nous étions prêts finalement à lui donner plus si la balade était sympa, mais ça n’a pas été le cas. Tant pis pour lui, décidément, ces gens ne comprennent rien au tourisme ! On le savait en venant ici, ce n’est pas une surprise, mais c’est tellement dommage.

Nous prenons la direction de la Koutoubia, le plus grand minaret de Marrakech pour admirer son architecture, puis nous cherchons un restaurant pour dîner, repéré plus tôt dans notre guide. Sur notre chemin, les marrackis continuent de nous héler dès que nous passons devant eux en nous disant « c’est fermé », « c’est pas par ici » ou « c’est par là » sans même que nous nous arrêtions ou les regardions. Ça en devient risible et nous en jouons ! Sacha a même trouvé une réponse infaillible quand on nous propose quelque chose : il répond : « xie xie » ! Les marocains ne comprenant rien au chinois, s’arrêtent immédiatement, perplexes.

Finalement, tous les restos repérés avant sont bels et bien fermés (pour une fois, ils avaient raison !), nous finissons par prendre du riz, des légumes et quelques brochettes à emporter chez un restaurateur tout proche de notre Riad qui ne nous a jamais harcelés. Ce sujet est d’ailleurs abordé avec lui et il nous explique qu’il n’en peut plus : ce comportement fait de plus en plus fuir les touristes et lui, a décidé d’arrêter ça absolument. Ahhh… Si son repas est bon, nous reviendrons chez lui déjeuner le midi.

D’ailleurs, c’est amusant, comme nous passons maintenant tous les jours dans les mêmes ruelles, plus personne ne nous interpelle…

Pour accompagner les brochettes et le riz, je pars un peu plus loin acheter des fruits chez un marchand chez qui, hier, j’ai acheté du raisin. Il me reconnaît, gronde des enfants qui viennent me proposer des choses à vendre et me fait payer moins cher que la veille !

Nous pique-niquons sur la terrasse du RiadZakariya nous rejoins avec ses instruments de musique. Nous passons la soirée entière à l’accompagner en percussion et à chanter avec lui. J’ai même eu droit à quelques morceaux des Gipsy King ! Il joue très bien, la soirée est extrêmement agréable. 



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